- S'inscrire
- |
- Mon compte
- |
- Newsletter
- |
- Aide
L'invention des déchets urbains
France (1790-1970)
- Auteur(s) : Sabine Barles
- Editeur : Champ Vallon
- Nombre de pages : 300 pages
- Date de parution : 28/06/2005
Résumé
constitueraient, selon l'écologue Eugen Odum, des écosystèmes parasites, vivant au détriment des autres tout en affectant le fonctionnement biogéochimique de la biosphère.
Déchets et eaux usées sont d'excellents traceurs des relations qu'entretiennent les sociétés et la nature et permettent de s'interroger sur la permanence du parasitisme urbain - question d'importance au regard des enjeux du développement durable. Une première analyse laisserait penser que l'industrialisation et l'urbanisation caractéristiques des deux derniers siècles ont renforcé le rôle destructeur des villes et la production de déchets de toutes natures : le déchet serait en quelque sorte consubstantiel à la ville.
Sabine Barles revient ici sur cette hypothèse en montrant que l'invention des déchets urbains est relativement récente. L'analyse et l'exploitation du cycle des matières furent en effet déterminantes au cours de la première révolution industrielle. Leur circulation de la maison à la rue, de la rue et de la fosse d'aisances à l'usine ou au champ contribua au premier essor de la consommation urbaine. Scientifiques, industriels, agriculteurs - parfois confondus - regardèrent la ville comme une mine de matières premières et participèrent, aux côtés des administrations municipales, des services techniques et des chiffonniers, à la réalisation d'un projet urbain visant à ne rien laisser perdre, projet garant de la salubrité urbaine, du dynamisme économique et de la survie alimentaire.
Ce n'est que lorsque industrie et agriculture purent se passer de la ville qu'elles lui abandonnèrent ses excreta au profit d'autres matières premières plus abondantes, plus rentables, plus commodes. De fait on assiste, à partir des années 1880, à une dévalorisation progressive des excreta urbains qui se feront plus tard déchets et eaux usées, malgré les tentatives faites çà et là pour leur trouver de nouveaux débouchés. Chimistes et agronomes se détournèrent de la ville qui échappa dès lors à leurs compétences.
La ville, principal lieu d'une consommation dont elle avait dans un premier temps permis l'essor, rompait ses liens matériels avec l'agriculture et l'industrie et devenait ce que dénonçaient les premiers écologues urbains : un parasite.
Sommaire
- Ville-industrie-agriculture (années 1790 - années 1870)
- L'essor du chiffonnage
- Les vidanges et les boues
- Un mutualisme ?
- La séparation (années 1880 - années 1970)
- Le cloisonnement
- La résistance (années 1880 - années 1920)
- Le renoncement (années 1920 - années 1970)
Caractéristiques
|
|
Les nouveautés sur le même thème (Voir tout)
Nos clients ont aussi acheté
Dans la même collection (Voir tout)
Consultez aussi
- Tous les livres de la collection Milieux de l'éditeur Champ Vallon
- Tous les livres de Sabine Barles
- Vitrine : découvrir Paris
Les thèmes associés
- Construction > Urbanisme > Déchets - Recyclage - Environnement
- Entreprise > Production > Déchets - Recyclage - Environnement
- Sciences > Sciences et culture > Débats, actualités et épistémologie > Environnement et écologie
- Entreprise > Stratégie - Direction d'entreprise > Développement durable
- Construction > Architecture > Maison écologique
- Construction > Urbanisme > Energies renouvelables
- Droit > Construction - BTP > Environnement
















Devenez Fan !
Suivez-nous sur Twitter