Lavoirs et fontaines de la Meuse
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"Pour qu'elle ait son air le plus naturel, il faut qu'elle soit en laveuse. Sa brouette ou sa hotte sur le dos, sa boîte sous un bras, le tapoir ou la planche à laver sous l'autre la mettent à l'aise et lui servent de contenance."
Jules Renard, "Nos frères farouches", 1895
On ne va plus à la rivière on va au lavoir. Dès l'aube le crissement des roues de brouettes, lourdement chargées résonnait dans les rues. Progressivement un concert de brosses, de battoirs, d'eau agitée, d'éclats de voix, se faisait entendre dans le lavoir.
La grande lessive se faisait deux fois par an : au printemps et à l'automne ; périodes où les travaux des champs ne nécessitaient pas la présence des femmes. A cette époque on ne changeait pas tous les jours de vêtements. La femme qui possédait une armoire à linge bien garnie venait moins souvent au lavoir que celle au trousseau plus modeste. Ainsi les règles d'hygiène recommandées par les autorités médicales étaient respectées.
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