Au 31 décembre 1999, nous étions aussi le 22 Têvêth 5760 de
l'ère juive de la création, le 23 Ramadan de l'année 1420
de l'hégire, le 18 décembre 1999 selon le calendrier
julien, le 10 Nivôse de l'an 208 pour les révolutionnaires
obstinés et à un an du troisième millénaire de l'ère
chrétienne. L'an 2000 est ainsi l'occasion de s'interroger
sur la diversité des calendriers et la maîtrise du temps.
Comment compter le temps, concilier les astres et accorder
les périodes du jour, du mois lunaire et de l'année
solaire? Depuis l'érection des premiers monolithes destinés
à repérer le lever du Soleil d'équinoxe, jusqu'à la réforme
du pape Grégoire XIII, qui fixe la longueur de nos années,
les civilisations ont fait preuve d'ingéniosité dans le
choix de calendriers qui leur évitent de procéder à
d'éternels ajustements. Certaines ont choisi de suivre la
Lune, d'autres le Soleil, d'autres encore ont tenté de
suivre les deux astres. Construire un calendrier, c'est
alors croiser les problèmes mathématiques et les aspects
culturels, mêler la commune ingéniosité des hommes à
l'histoire particulière d'un peuple. À l'époque du dialogue
mondial entre les cultures, nous devons savoir passer d'un
calendrier à un autre, et aussi connaître l'évolution de
celui qui s'est imposé dans le monde entier, le calendrier
grégorien, dont l'origine remonte à la Rome antique.
Sommaire
Le temps et les astres
1. Origines et unités
De l'utilité de l'unité de mesure
Annexe astronomique
2. Un calendrier vraiment universel
Le plus simple est de compter les jours
3. Les calendriers lunaires
Suivre la Lune au fil des mois
Annexe mathématique
4. Les calendriers solaires
365jours ne font pas le compte
5. Les calendriers luni-solaires
Suivre la Lune sans perdre le Soleil
6. La date de Pâques
Une périodicité de 57000 siècles
Annexe informatique
7. Quelques systèmes exotiques
Des Mayas aux Gaulois
Les calendriers au péril du temps
Une vaine recherche de la perfection
Index
Bibliographie