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Alice est née aux États-Unis mais elle vit et travaille en France depuis vingt ans. Victime d'une compression de personnel, elle décide de se reconvertir en professeur d'anglais. Pleine d'enthousiasme, elle s'inscrit à l'agrégation. Elle croit à sa chance. Hélas ! Elle comprend rapidement que, pour pouvoir enseigner sa langue maternelle dans l'hexagone, ce n'est pas l'anglais d'Arizona qu'il faut connaître. Ni même celui de Shakespeare. Il faut connaître l'anglais de la Sorbonne !
Dans ce docu-fiction apparaît pour la première fois le système ubuesque qui produit les plus mauvais élèves en anglais de toute l'Europe. Mille contradictions, tantôt hilarantes, tantôt accablantes, contribuent à rendre inefficace le plus prestigieux concours du pays. Echaudée par une sélection plus impitoyable que rigoureuse, Alice se livre à une véritable enquête pour tâcher de comprendre ce qui cloche. Mais le célèbre "mammouth" de l'éducation nationale semble fort jaloux de ses secrets. Alice se pose alors cette question : en dépit d'une volonté politique maintes fois affirmée, la France veut-elle vraiment que ses enfants apprennent l'anglais ?
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Elucubration nationale
Commentaire de : yves PENHOAT, le 12 mars 2007
D'où la nécessité de rebaptiser cette noble institution "élucubration nationale" et de confisquer aux inspecteurs généraux d'anglais leurs manuels de phonologie graphophophonographématique. Je cours de ce pas chercher le livre.
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Bravo !
Commentaire de : Marie Anne BESLE, le 10 mars 2007
Française installée en Grande Bretagne, j'avais osé tenter l'agreg d'anglais il y a quelques années. Ne faisant pas partie du système (ce qui est primordial en France !) et n'ayant que les notes de CNED pour toute référence, je ne m'attendais pas à réussir à ce concours mais j'étais curieuse de savoir comment cet examen allait se dérouler. Mon recalage n'avait donc pas été une surprise mais la façon dont se passait ce concours et la totale déconnexion entre les demandes de l'agreg, l'attitude des enseignants et le monde de l'enseignement en lui-même m'avait à l'époque scandalisée. Absolument rien à voir entre la préparation d'un cours de langue et son enseignement devant une classe d'élèves et les valeurs exigées pour réussir au concours de l'agreg. Enseignante de français depuis plus de 20 ans, j'avais été complètement écoeurée par mon expérience. J'avais rapidement regagné la Grande Bretagne..
Je tiens à féliciter Laurel Zuckerman pour son livre (que je viens de découvrir). Je me suis totalement reconnue dans son héroïne et je suis soulagée de savoir que je ne suis pas la seule à avoir vécu ce genre d'expérience. Bravo et merci. Je suis désolée de ne pas pouvoir la rencontrer le 10 mars lors de votre rencontre mais je la remercie de tout coeur d'avoir écrit ce livre.
L'enseignement - et particulièrement l'enseignement des langues - est un monde sans cesse en mouvement. Comment peut-on aspirer à être un bon prof de langues quand on a été formé à la base par un système lui-même préhistorique. Il est temps que la France regarde un peu ce qui se passe chez ses voisins et en prenne de la graine.Utilité du commentaire : 107 internautes (sur 204) ont trouvé ce commentaire utile
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