Résumé
Oui, Ahlem Mosteghanemi a écrit ce roman. Pourtant, ce n'est pas Ahlem Mosteghanemi qui raconte. L'auteure s'est effacée derrière un homme, à qui elle a donné les clés de la narration. Cet homme s'appelle Khaled. Dans la ville de Constantine, des feuilles blanches attendent que sa souffrance « passe du silence à la parole et que la mémoire devienne oubli ». Il va écrire à une femme, lui raconter cet amour impossible entre eux deux, ce « quelque chose de merveilleux, un don du ciel, une étoile que n'avaient pas prévue les astronomes ». Il pensait que leurs chemins ne se croiseraient plus. Pourtant, elle est revenue à lui, dans ce journal algérien : une photo de femme dans une interview à l'occasion de la parution de son nouveau roman. Flash-back
Khaled a combattu pour l'indépendance, a perdu un bras puis il a préféré l'exil, fuyant la corruption et les compromissions. À Paris, peintre reconnu, lors de l'une de ses expositions, il rencontre Hayat, sa cadette de quelque vingt ans. Hayat, c'est la fille de son ancien chef de maquis, mort au combat. Il l'avait portée bébé dans ses bras. Elle est devenue une jeune femme épanouie, belle, séduisante, intelligente. Hayat représente pour Khaled à la fois l'Algérie promise, la résistance, les rêves, l'amour, l'espoir
Mais elle est surtout complexe et insaisissable. Une relation équivoque, inégale, s'instaure. Puis entre en scène un troisième personnage, Ziad, poète palestinien et ami de Khaled. Un triangle amoureux s'esquisse.Zâkirat al jasad est une poignante histoire d'amour sans lendemain. À une accusation de la faillite révolutionnaire s'ajoute une brillante réflexion sur l'écriture et le pouvoir de transcender le réel. Un best-seller inépuisable.