Résumé
Un sexagénaire évoque cinq souvenirs implacables de sa jeunesse tous liés à son identité sexuelle qui, paradoxalement, l'ont fait, malgré tout, devenir, devenir ce qu'il est, comme l'écrivait le poète grec du Vème siècle avant J-C, Pindare. "Un parcours fort et touchant. Avec son écriture toujours aussi sensible et tranchante, François Zabaleta raconte l'homosexualité comme une sorte de parcours du combattant (ou de récit initiatique) (...). Le film ne nous ménage pas (
). Si le chemin est semé d'embuches et souvent sombre, il y a pourtant de la lumière et de la résilience ici (...). Comme le titre du film l'indique, on"devient", avec certes nos blessures mais aussi la force qu'elles nous donnent." Gaspard Granaud, Pop and Films. "Ses films, qu'il faut découvrir en salle pour en ressentir pleinement les effets hypnotiques, nous plongent dans un univers total, proche de celui de l'Opéra. Ils sont toujours accompagnés de textes écrits par l'auteur, dans une langue d'une grande beauté, et de musiques subtilement choisies qui peuvent sembler en décalage avec les sujets traités mais qui nous y ramènent toujours par le climat mystérieux qui s'en dégage. Quant aux images, très travaillées, elles nous entraînent dans le riche univers de François Zabaleta aux innombrables références littéraires, picturales et cinématographiques (
). La plongée dans son univers, où le temps ne cesse de s'étirer, entraîne le spectateur dans un bain sensoriel inoubliable où conscient et inconscient se tissent à partir des fils de l'image, du son, de la musique et du texte lu. Une expérience rare." Reine-Marie Halbout, Psychanalyste, Présidente des Cahiers jungiens de psychanalyse. "Ces cinq souvenirs de votre jeunesse (comme dirait Arnaud Desplechin) m'ont, une fois de plus, enthousiasmé. Tout est magnifique, et surtout, pour moi, cette rencontre avec le gigolo presque tendre." Pierre Murat. BONUS : "MON DERNIER SOURIRE SERA POUR TOI" (2024, 44 min.) de François Zabaleta. Léo et Rufus ont la cinquantaine. Depuis l'adolescence ils sont amis intimes. Léo est homosexuel. Rufus hétérosexuel. Un jour Rufus propose à son ami de passer une nuit ensemble. Mais il le prévient, et c'est une condition non négociable, que cette nuit restera sans lendemain. Elle ne sera pas suivie d'une liaison régulière ni même occasionnelle. Mon dernier sourire sera pour toi est l'histoire de cette nuit singulière. Unique à bien des titres. Et des répercussions, affectives ou sexuelles, que ces quelques heures de sensualité partagée ont eues, ou non, sur leurs deux protagonistes. Léo écrit dans son journal intime : Le trouble est un compagnon secret qui nous donne la mesure de celui ou celle qu'on pourrait être et qu'on ne sera jamais. Le trouble est une promesse de révolution avortée. Leur nuit d'amour démentira-t-elle cet adage ?