Guyane, 1914-1918 - Marie-Céline Gardiennet , Leopold Champesting - Librairie Eyrolles
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Guyane, 1914-1918
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Librairie Eyrolles - Paris 5e
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Résumé

En novembre 2013, le président de la République a annoncé pour 2014 l'ouverture des célébrations nationales consacrées au centenaire de la Première Guerre mondiale, qui auront lieu jusqu'en 2018, et se prolongeront probablement jusqu'en 2019 pour tenir compte du Traité de Versailles.Les historiens, archivistes, chercheurs et enseignants, sont de plus en plus dubitatifs, voire clairement hostiles, face aux commémorations historiques, notamment en réaction aux différents textes mémoriels dont le législateur - c'est, avec les amendements de circonstance ou de blocage, sa grande spécificité de parlementaire français - nous a gratifié ces dernières décennies. Et, depuis que sont également instituées des « célébrations nationales », les journées « historiques », les commémorations « émouvantes » et les paroles de repentance pleuvent comme à Gravelotte...Il en est autrement pour le Centenaire de la Grande Guerre. Pour la France, elle n'a pas concerné une communauté particulière, mais l'ensemble d'une nation, avec tous les peuples qui la constituaient, et tous les groupes sociaux. Elle a été mondiale, tant par l'étendue et la diversité des théâtres d'opération, que par les pays qui y ont pris part. Et puis, il y a le temps, l'ancienneté du « fait » historique. Il n'existe plus d'acteurs de cette période, peu de leurs propres enfants sont encore vivants. La phase mémorielle a eu lieu principalement dans l'Entre-deux-guerres, et s'est en partie éteinte après Vichy. Enfin, les relations entre les états du Vieux continent ont changé, et les anciens pays de l'Axe ne sont plus depuis longtemps ressentis comme hostiles; ils ont pour la plupart noué des liens d'amitié solides avec les démocraties européennes et, pour certains d'entre eux, sont des régimes exemplaires en matière de démocratie, de libertés individuelles et collectives. La Grande Guerre, ses acteurs, sa mémoire, ne constituent plus un enjeu politique, même mineur, au plan national ou au plan européen.Le temps de l'Histoire est venu, et la commémoration du Centenaire de 1914-1918 est l'occasion pour les chercheurs de tenter, par leurs travaux, de répondre à une demande sociale bien légitime de connaissance sur cette période essentielle de notre histoire.La part prise par les colonies à la Grande Guerre n'a pas échappé à l'historiographie classique, et ce, dès la fin même des hostilités. Une grande place a été faite, dans beaucoup d'ouvrages, sur la contribution de la France tout entière - l'Hexagone et l'Empire - au premier confilt mondial. Pourtant, et la production des historiens n'y échappe pas, c'est surtout la contribution africaine, c'est-à-dire essentiellement l'Algérie et l'Afrique noire, dont la connaissance est partagée: zouaves et tirailleurs symbolisent à eux-seuls l'ensemble des colonies.Certes, il ne s'agit pas là d'une illusion d'optique, mais bien d'un regard biaisé par une réalité numérique: les « vieilles » colonies françaises - Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique - faiblement peuplées, ont fourni un nombre de soldats de très loin inférieur à la contribution de l'Algérie et du Sénégal, pour ne citer que ces deux territoires. Mais, l'Histoire est là: en plus des zouaves algériens, et des tirailleurs sénégalais de la « Force noire »1, il y eut, venus de l'Atlantique et de l'océan Indien, des soldats créoles; il y eut également des bataillons d'Indochinois, d'Indiens (Etablissements français de l'Inde), de Kanak (Nouvelle-Calédonie) et de Tahitiens (Polynésie).La Guyane, terre française d'Amérique du Sud, si lointaine des champs de bataille, a vécu la Première Guerre mondiale. A partir d'août 1914, des jeunes hommes - et d'autres plus âgés - se sont engagés, ou ont été mobilisés, et sont allés combattre en France, en Belgique, en Orient, en Afrique. Et les corps de près de trois cents d'entre eux reposent à Seddul-Bahr, Zeitenlick, Alexandrie, au Cameroun, ou dans les nécropoles nationales de Belgique et de France2.Nous avons cherché, à travers de nombreux documents d'archives et témoignages sur cette époque, et dans les limites d'un ouvrage modeste, à mieux comprendre comment la colonie de la Guyane, loin du bruit des canons, a vécu cette période clé du xxe siècle, quelle fut la part prise par ses habitants, plus particulièrement les soldats, dans l'épreuve de la Grande Guerre.Nous avons tenté également de suivre quelques parcours individuels de combattants guyanais, autant que la documentation archivistique pouvait les renseigner. Ils ont été choisis en partie pour la diversité des « morceaux de vie » qu'ils représentent.Enfin, nous nous sommes attachés à voir comment s'est construite la mémoire de la Grande Guerre en Guyane, à travers les monuments commémoratifs, l

Caractéristiques techniques

  PAPIER
Éditeur(s) Ibis Rouge
Auteur(s) Marie-Céline Gardiennet, Leopold Champesting
Collection Espace outre-me
Parution 27/09/2014
Nb. de pages 344
Format 17 x 24
Couverture Broché
Poids 591g
EAN13 9782844504562

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