Résumé
La vie est un ring, une arène ou
un terrain de foot. Ahmad Mohsen a choisi la troisième option comme motif récurrent de son roman, dont le titre, Sâné al alâb (Le Meneur de jeux), fait référence au joueur numéro 10 dun match de football, le meneur chargé dorchestrer le jeu de son équipe.Mais dans ce roman qui brille des mille feux dune narration intelligente et ludique, la notion de terrain ou de match de foot sélargit et incorpore également celles de terrains et matches de la vie sur les plans social, politique, culturel, relationnel
où les différents meneurs de jeux doivent orchestrer pour le meilleur ou pour le pire leur défense et leur attaque.Dans la vie comme dans un match, il y a des camps opposés, un public divisé, des hourras et des huées, des gagnants et des perdants, des vainqueurs et des vaincus
Et des idoles, les Grands meneurs.Le narrateur nous entraîne, sur un air de jazz insolent, ironique, satirique, et en compagnie de ses héros du foot, de la politique et de la littérature, dans un florilège de situations originales, de la banlieue sud, fief du Hezbollah, à la rue Hamra, fief des intellectuels de Beyrouth, dans un inventaire condensé, critique et philosophique, à la fois subjectif et lucide, de la scène globale du Liban, pays des contradictions insurmontables, des dysfonctionnements institutionnalisés et des illusions perdues.Sâné al alâb (Le Meneur de jeux) faisait partie de la liste des pré-finalistes pour le prix Cheikh Zayed, catégorie Jeune auteur, en 2014-2015.