Xviie siècle 2014, n° 263
Le père rapin : bilan critique
Collectif - Collection Revue xviie siecle
Résumé
La modernité, selon Reinhard Koselleck, commencerait lorsque le passé, le présent et le futur deviennent trois dimensions proprement historiques, c'est-à-dire des représentations distinctes, mais liées entre elles par des rapports de causalité. Ainsi conçue, elle serait en Europe le résultat final d'un long processus opéré entre 1500 et 1800. Or, au cœur de cette vaste période, les décennies qui forment la charnière entre les XVIe et XVIIe siècles représentent une époque de crise, encore accentuée par le défaut de maîtrise des mots et concepts susceptibles d'énoncer le changement de régime d'historicité en cours. La sanglante crise de l'unité chrétienne du XVIe siècle s'achève sur une fragile stabilisation politique, immédiatement mise à mal par la guerre de Trente Ans. La science nouvelle bouleverse les savoirs traditionnels autant qu'elle excite une curiosité galvanisée par la circulation des imprimés. La chronologie, qui permet de mesurer l'âge du monde depuis la création, devient objet de débats alors que s'élargissent les horizons géographiques et temporels.
L'historiographie n'est plus seulement sacrée, mais est censée écrire l'histoire des monarchies et des populations de cette nouvelle Europe qui s'organise en nations tout en s'ouvrant au monde. On ressent alors que tout a changé, ou plutôt que tout change au présent, mais la perception de la nouveauté, la relation au passé et la projection vers le futur sont encore loin d'être intégrées dans la conscience du progrès et dans l'écriture de l'histoire : la temporalisation des faits et des époques les unes par rapport aux autres fait encore problème, ou plutôt elle constitue un problème en tant que tel.
Sommaire
Le père Rapin : bilan critique
Louis van Delft et Stéphane Macé, « In memoriam Margot Kruse »
Béatrice Guion, « Introduction »
Ruth Monreal, « La poésie latine de René Rapin »
Pascale Thouvenin, « Une histoire littéraire classique : une Europe moderne des Lettres selon René Rapin »
Jérôme Lecompte, « Scepticisme et rhétorique dans la pensée de Rapin »
Gilles Siouffi, « Le sentiment du discours chez René Rapin »
Isabelle Chariatte, « Portraits satiriques et connaissance du cœur – ou comment écrire l’Histoire du jansénisme dans les Mémoires de René Rapin »
François Marxer, « Entre Pascal et La Rochefoucauld, le père Rapin : “C'est un bon et un honnête homme” »
Varia
Jean-Louis Hourquet, « “Que philosopher, c’est apprendre à mourir” : une autre lecture des Bergers d’Arcadie de Nicolas Poussin »
Suzanne Guellouz, « Un autre Hannibal : le général carthaginois au théâtre de 1649 à 1720 »
Rémi Mathis et Sylvain Hilaire, « Pourquoi La Manière de cultiver les arbres fruitiers n’est pas l’œuvre d’Arnauld d’Andilly »
Comptes rendus
Ouvrages reçus en 2013
Caractéristiques techniques
| PAPIER | |
| Éditeur(s) | PUF |
| Auteur(s) | Collectif |
| Collection | Revue xviie siecle |
| Parution | 10/05/2014 |
| Nb. de pages | 192 |
| Format | 15.4 x 24 |
| Poids | 322g |
| EAN13 | 9782130628828 |
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