Xviie siècle 2015, n° 266
Savoirs et pouvoirs à l'âge de l'humanisme tardif
Collectif - Collection Revue xviie siecle
Résumé
La modernité, selon Reinhard Koselleck, commencerait lorsque le passé, le présent et le futur deviennent trois dimensions proprement historiques, c'est-à-dire des représentations distinctes, mais liées entre elles par des rapports de causalité. Ainsi conçue, elle serait en Europe le résultat final d'un long processus opéré entre 1500 et 1800. Or, au cœur de cette vaste période, les décennies qui forment la charnière entre les XVIe et XVIIe siècles représentent une époque de crise, encore accentuée par le défaut de maîtrise des mots et concepts susceptibles d'énoncer le changement de régime d'historicité en cours. La sanglante crise de l'unité chrétienne du XVIe siècle s'achève sur une fragile stabilisation politique, immédiatement mise à mal par la guerre de Trente Ans. La science nouvelle bouleverse les savoirs traditionnels autant qu'elle excite une curiosité galvanisée par la circulation des imprimés. La chronologie, qui permet de mesurer l'âge du monde depuis la création, devient objet de débats alors que s'élargissent les horizons géographiques et temporels.
L'historiographie n'est plus seulement sacrée, mais est censée écrire l'histoire des monarchies et des populations de cette nouvelle Europe qui s'organise en nations tout en s'ouvrant au monde. On ressent alors que tout a changé, ou plutôt que tout change au présent, mais la perception de la nouveauté, la relation au passé et la projection vers le futur sont encore loin d'être intégrées dans la conscience du progrès et dans l'écriture de l'histoire : la temporalisation des faits et des époques les unes par rapport aux autres fait encore problème, ou plutôt elle constitue un problème en tant que tel.
Sommaire
Bernard Beugnot, Hommage à Marc Boissinot
Savoirs et pouvoirs à l’âge de l’humanisme tardif
Emmanuel Bury et Fabien Montcher, Savoirs et pouvoirs à l’âge de l’humanisme tardif
Richard Maber, Les réseaux de communication érudits et les pouvoirs de l’état en France au XVIIe siècle : indépendance et interpénétration
Alfredo Alvar-Ezquerra, Les humanistes de l’Escorial et la révolution historiographique à la cour de Philippe II d’Espagne
Chantal Grell, Astrologie et politique au milieu du XVIIe siècle : les « nativités » et « révolutions » de Boulliau et de des Noyers
Guy Lazure, Pratiques intellectuelles et transmission du savoir dans les milieux lettrés sévillans. L’archéologie de deux grandes bibliothèques, XVIe-XVIIe siècles
Mercedes García-Arenal et Fernando Rodríguez Mediano, Les Antiquités hébraïques dans l’historiographie espagnole à l’époque moderne
Henk Nellen, Être à la page de l’ère de l’information : Grotius collectionneur de manuscrits sur l’union des églises (article et annexes)
Marco Penzi, Les Rouges, les noirs et les larmes d’un Roi : autour de l’enregistrement de l’édit de Nemours, dans l’historiographie et l’histoire
Varia
Patrick Dandrey, Portrait de Tristan L’Hermite en page mélancolique
Comptes rendus
Caractéristiques techniques
| PAPIER | |
| Éditeur(s) | PUF |
| Auteur(s) | Collectif |
| Collection | Revue xviie siecle |
| Parution | 03/03/2015 |
| Nb. de pages | 192 |
| Format | 15.5 x 24.2 |
| Poids | 254g |
| EAN13 | 9782130650942 |
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