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Entretien avec Céline Spierer

 

Céline Spierer est l'auteure du premier roman Le Fil rompu, publié par les éditions Héloïse d'Ormesson.

Céline Spierer Copyright Corinne Spierer
 

Née à Genève, Céline Spierer a fait des études de cinéma NYU, où elle a obtenu un bachelor en écriture scénaristique. Elle a ensuite travaillé comme consultante et assistante de production aux États-Unis et en Suisse. Elle réside aujourd'hui à Manhattan. Le Fil rompu est son premier roman.

Elle sera en dédicace à la librairie le vendredi 18 septembre 2020, à partir de 18h.

Plus d'informations sur l'agenda de la librairie

 
 

 

Le Fil rompu, sorti le 20 août en librairie, signe j'imagine l'aboutissement d'un long cheminement. D'où vous est venu l'idée de ce livre ?

En 2011, j’habitais dans un très vieil immeuble (à Manhattan) et j’ai un jour aidé une résidente âgée d’origine polonaise à porter ses courses chez elle. Le bref aperçu que j’ai eu de son appartement, qui semblait sorti d’une autre époque, ainsi que son fort accent et sa difficulté à communiquer en anglais, m’ont fait prendre conscience du nombre d’immigrants, parfois solitaires, qui sont porteurs d’une histoire sans doute passionnante à laquelle personne ne s’intéresse. De cette constatation est née l’envie de développer une histoire sur la transmission, ou plutôt la difficulté de la transmission à travers les générations.

 

 

L'écriture de ce premier roman s'est-elle faite sans difficulté ? Quelles en ont été les étapes-clés ?

La première étape-clé a été de me lancer dans l’écriture. La difficulté principale a ensuite été de me discipliner, car la trame du roman est ambitieuse, c’est une histoire dense qui explore nombre de thèmes et d’époques, et l’ampleur du projet m’a parfois découragée. Le fait de ne pas avoir de date butoir représentait également une forme de défi, car j’étais la seule à pouvoir cadrer mon travail, et la seule à subir les conséquences si je ne le faisais pas. Mes recherches m’ont par ailleurs énormément inspirée, et m’ont aidée à mieux définir les thèmes et personnages que je voulais explorer.

J’ai terminé mon roman après quatre ans d’écriture, et me suis mise à la recherche d’un éditeur en 2017. C’est au cours de l’année 2018 que j’ai eu la chance de rencontrer Héloïse d’Ormesson qui, enthousiasmée par mon livre, souhaitait le publier.

Suite à cela, il y a encore eu un travail long mais nécessaire de relecture et de correction pour aboutir enfin au livre qui est publié aujourd’hui.

 

 

Dans votre roman, Katarzyna demande à Mirko : "Qu'est-ce qui te pousse à peindre ?". Et vous alors, qu'est-ce qui vous pousse à écrire ?

L’envie de partager des histoires. L’envie de faire découvrir un univers à mes lecteurs, de les transporter, de les surprendre, et de les confronter à des points de vue ou des perspectives inattendues. L’écriture me permet de réfléchir à des problématiques qui me passionnent ou m’interpellent, même si elles ne me concernent pas directement, et cette curiosité, ou ce défi d’explorer et d’aborder des enjeux sans aucun rapport avec ma propre vie a toujours été pour moi un moteur.

J’aime écrire parce que ça me permet avant tout d’étudier ce qui m’entoure, d’observer à la fois ce qui m’est familier et ce qui ne l’est pas, et de communiquer ma vision.

 

 

Est-ce qu'une histoire, même fictionnelle, ne possède tout de même pas toujours plus ou moins une part du vécu de l'auteur ?

Je pense que la sensibilité de l’auteur et son expérience personnelle transparaît toujours d’une façon ou d’une autre dans son œuvre, mais cela se ressent davantage dans le style que dans la trame d’une histoire. Le rôle du romancier est d’inventer un monde et les personnages qui le peuplent, ce qui ne veut pas dire que cet univers sort totalement du néant, car le ressenti et les observations de l’auteur influencent son travail, mais ça ne signifie pas non plus qu’il faille incorporer des éléments autobiographiques.

 

 

Comment s'est déroulé le travail de réécriture, de mise en forme du manuscrit avec votre éditeur ? N'y-a-t-il pas à ce moment-là une forme de dépossession de son propre texte ?

S’agissant à la fois d’un premier roman et d’une histoire sur plusieurs générations, le travail de réécriture a pris du temps. Le fait de travailler à distance, et sur un réseau horaire différent, a également posé quelques défis. En revanche, j’ai eu la chance de travailler avec une éditrice soucieuse de mon ressenti, et déterminée à ne pas dénaturer mon style. Je pense que le terme "dépossession" du texte est trop fort, mais c’est effectivement une étape délicate, et que j’ai dû apprendre à traiter avec sérénité, car elle était indispensable.

 

 

À quel point avez-vous eu la main sur l'élaboration de la couverture ? Comment ce choix s'est-il arrêté sur celle-ci ?

La couverture a été proposée par mon éditrice, et j’ai tout de suite été séduite. Je la trouve très réussie et elle reflète parfaitement l’atmosphère du livre.

 

 

En tant que primo-romancière, comment appréhendez-vous le fait que votre texte soit publié en pleine période de rentrée littéraire ?

C’est à la fois un défi puisque c’est une période chargée, mais c’est aussi très excitant en raison des diverses opportunités qui se présentent à ce moment-là. Par exemple, je suis ravie de faire partie de plusieurs sélections littéraires de la rentrée, et je me réjouis également de partager mon roman lors des salons de cet automne auxquels je suis conviée.

 

 

L'aventure de ce premier livre vous donne-t-elle l'élan et l'envie de vous lancer dans l'écriture d'un second roman ?

Oui, d’ailleurs il est déjà bien avancé ! C’est un style complètement différent du précédent, ce qui me plaît car j’aime explorer des thématiques et des scénarios variés.

 

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