Tous nos rayons

Déjà client ? Identifiez-vous

Mot de passe oublié ?

Nouveau client ?

CRÉER VOTRE COMPTE
En tête à tête avec Orson
Ajouter à une liste

Librairie Eyrolles - Paris 5e
Indisponible

En tête à tête avec Orson

En tête à tête avec Orson

Conversations entre Orson Welles et Henry Jaglom

Henry Jaglom, Orson Welles, Peter Biskind

368 pages, parution le 09/04/2015

Résumé

Pendant deux ans, de 1983 à 1985, Orson Welles et Henry Jaglom ont déjeuné ensemble chaque semaine au restaurant Ma Maison, à Hollywood. Welles avait l'intention d'écrire son autobiographie à partir de ces entretiens mais il est mort avant d'avoir achevé ce travail, et les enregistrements de ces déjeuners sont restés au fond d'une boîte à chaussures pendant plus de vingt-cinq ans... Devant l'opiniâtreté de Peter Biskind, l'auteur du Nouvel Hollywood, Henry Jaglom a fini par accepter de lui confier ces cassettes, et de publier leur contenu.

Ces conversations à bâtons rompus, fréquemment perturbées par des personnalités venant saluer les deux hommes ou par des considérations sur le menu, brossent une peinture très réaliste de l'homme excessif qu'était Orson Welles : un provocateur pouvant tenir les pires propos sur les femmes, sur les Irlandais et les Hongrois, sur la politique et la France, sur les acteurs..., mais également un homme d'esprit, séducteur, lucide sur son génie et son sale caractère, désabusé par l'industrie du cinéma.

L'auteur - Henry Jaglom

Henry Jaglom, né à Londres en 1941, est metteur en scène, acteur et scénariste. Sa première réalisation, Un coin tranquille (1974), réunissait Orson Welles et Jack Nicholson.

L'auteur - Orson Welles

Réalisateur, acteur, producteur, scénariste et directeur de théâtre, entre autres, Orson Welles est considéré comme l'un des plus grands et des plus influents cinéastes américains du XXe siècle, et son premier film, Citizen Kane, comme l'un des dix plus importants de l'histoire du cinéma.

L'auteur - Peter Biskind

Peter Biskind est journaliste et essayiste de cinéma américain. Il est l'auteur de livres de référence comme Easy Riders et Le Nouvel Hollywood.

Sommaire

SOMMAIRE :

Introduction : Henry Jaglom et Orson Welles, une rencontre, par Peter Biskind

Première partie – 1983

1. " Tout le monde devrait avoir des préjugés " – Où Orson Welles se fait chroniqueur des restaurants d'Hollywood, avoue ne jamais avoir compris pourquoi Katharine Hepburn ne l'aimait pas, mais dit savoir pourquoi il n'aimait pas Spencer Tracy ; ses préventions contre les Irlandais, en dépit de son amitié avec John Ford, et pourquoi il préfère les gens de droite à ceux de gauche.
2. " Thalberg, c'était Satan " Où Orson se montre grossier avec Richard Burton, avoue que Meyer Lansky l'ennuyait et soutient que le " wonder boy " Irving Thalberg a inventé le cinéma formaté, détruisant ainsi toute originalité dans les films américains.
3. " Roosevelt disait souvent : "Vous et moi, nous sommes les deux plus grands comédiens d'Amérique' " – Où Orson se souvient d'avoir gâché les petits jeux de David O. Selznick, soutient que l'avion de Carole Lombard a été abattu par les nazis et rapporte que le plus grand regret de Franklin D. Roosevelt était de ne pas être intervenu dans la guerre civile espagnole.
4. " Je baisais tout ce qui passait " – Où Orson et Rita Hayworth, séparés, se retrouvent pour tourner La Dame de Shanghai, où il dément avoir coupé ses mèches rousses en représailles après qu'elle l'avait jeté dehors et se remémore comment elle l'a soutenu lorsqu'il a tenté de quitter Hollywood pour de nobles causes.
5. " Une foutue bonne catholique, au point que j'avais envie de lui envoyer mon pied au derrière " – Où Orson se remémore avoir distrait les troupes aux côtés de Marlene Dietrich, explique pourquoi il détestait Irene Dunne et affirme qu'aller au cinéma dans les années 1930 et regarder la télévision aujourd'hui est du pareil au même.
6. " Personne n'accordait un regard à Marilyn " – Où Orson salue Swifty Lazar, se rappelle avoir courtisé Marilyn Monroe quand elle n'était qu'une jolie fille de plus à Hollywood et avoir échoué à persuader Darryl F. Zanuck d'aider l'actrice à décoller, même si le faible du grand producteur pour les starlettes faillit torpiller sa carrière.
7. " L'Ange bleu n'est que de la grosse pacotille " – Où Orson se moque des excès du " cinéma d'auteur ", en particulier de Peter Bogdanovich, accusé d'aduler des réalisateurs attachés à un studio comme Howard Hawks, et relate ses aventures avec les rois et les reines des séries B qui concoctaient à la chaîne du spectacle bouche-trou.
8. " Citizen Kane est une comédie " – Où Orson se demande pourquoi Jean-Paul Sartre n'aimait pas Citizen Kane et le snobait invariablement, note l'abondance de romanciers qui écrivent des critiques de cinéma et se souvient d'avoir eu sa meilleure recension de la plume de John O'Hara.
9. " Un biographe bien intentionné, ça n'existe pas " – Où Orson dit ne rien vouloir savoir de la vie de ses écrivains préférés, déplore l'insuccès de Vérités et Mensonges, dément avoir tenté de s'arroger le seul crédit du scénario de Citizen Kane au détriment de Herman J. Mankiewicz, ainsi que Pauline Kael l'en a accusé, et avance des spéculations sur ses géniteurs et sa descendance.
10. " Les gens de Cannes sont mes esclaves " – Où Orson reprend du poil de la bête en apprenant que deux de ses projets, King Lear et The Dreamers, éveillent un nouvel intérêt et envisage un coming out à Cannes, où il s'est toujours rendu sous pavillon étranger car les Français, dit-il, détestent donner la Palme d'or à des Américains.
11. " C'est Cecil B. De Mille qui a inventé le salut fasciste " – Où Orson fait montre de ses vastes connaissances sur l'histoire de l'Antiquité, de la France et des arts, risque diverses théories douteuses et projette de détourner une ambitieuse série télévisée française consacrée au Louvre.
12. " Les humoristes sont des gens effrayants " – Où Orson suggère que John Huston était un peu plus qu'un plagiaire, se souvient de Laurence Olivier et de John Barrymore et, quand Jack Lemmon vient s'asseoir un moment à la table, relate ses expériences avec Johnny Carson et Joan Rivers.
13. " Avez-vous scurf ? " – Où Orson, qui a toujours soutenu que Charlie Chaplin lui avait volé son Monsieur Verdoux, ou du moins la paternité du scénario, explique comment le célébrissime clochard abusait de l'hospitalité du gratin d'Hollywood, établit une comparaison peu équitable entre Chaplin et Buster Keaton et se souvient de Greta Garbo snobant Marlene Dietrich.
14. " Art Buchwald l'a mis dans le cul de Ronnie et le lui a défoncé " – Où Orson tourne Ronald Reagan en ridicule, explique pourquoi il a perdu tout respect envers Elia Kazan, dit " Gadge ", et explique qu'en vieillissant, les hommes, notamment les machos comme Norman Mailer, en viennent à ressembler à leur mère juive.

Deuxième partie – 1984-1985
15. " Ç'a été mon seul moment de superstar " – Où Orson se remémore que le réalisateur Carol Reed voulut qu'il fût " le troisième homme " et que son choix prévalut sur celui de Selznick, qui préférait Noël Coward, analyse la carrière de Joseph Cotten et s'interroge sur tout le tapage autour d'Alfred Hitchcock.
16. " Que Dieu me protège de mes amis " – Où Orson discute sa réputation, évoque l'importance d'engager de nouveaux visages pour Kane et explique qu'il ne faisait jamais de plan séquence afin que le studio ne puisse pas remonter ses films – ce qui n'a pas empêché la RKO de charcuter La Splendeur des Amberson.
17. " Je peux comprendre tous les points de vue " – Où Orson attend une réponse de Jack Nicholson, cherche un financement pour Lear, explique pourquoi il est revenu sur son mépris absolu envers les collaborateurs du nazisme en se liant d'amitié avec Oswald Mosley et affirme que le général de Gaulle était un homme aussi courageux qu'égaré par sa suffisance.
18. " Charles Laughton ne supportait pas l'idée d'être homosexuel " – Où Orson se rappelle avec tendresse son ami Charles Laughton, qui vivait dans la terreur que son homosexualité fût découverte, se souvient que dans les théâtres du West End londonien, les acteurs devaient être gays – ou le prétendre – pour obtenir un rôle et confie son regret de ne pas avoir pu réaliser sa version de L'Habilleur.
19. " Devant Gary Cooper, je me transforme en pucelle ! " – Où Orson soutient que Gary Cooper et Humphrey Bogart sont des stars mais non des acteurs, explique la différence entre les deux concepts et rapporte que Bogart pensait que Casablanca était son pire film pendant qu'il le tournait.
20. " Jack, c'est Orson Welles, bordel ! " – Où Jack Nicholson donne finalement sa réponse pour The Big Brass Ring et où Orson exprime son admiration envers Jacobo Timerman, médite sur la paranoïa juive et déplore que l'automobile ait détruit Paris.
21. " Il y a eu un temps dans notre histoire où nous avions un théâtre public " – Où Orson se voit proposer de réaliser un long-métrage sur les mésaventures de The Cradle Will Rock mais trouve le scénario de Ring Lardner Junior plein de poncifs de la vieille gauche et se demande s'il sera en mesure d'avoir le contrôle du film.
22. " Ça sent le réalisateur ! " – Où Orson déplore les contraintes inhérentes au métier de réalisateur et aide Henry à mieux définir son projet, Always, après avoir compris que sa démarche exigeait l'illusion de la transparence.
23. " J'ai senti sur moi le souffle glacé venu de la tombe " – Où Orson refuse de saluer de trop près Henry sous prétexte qu'il a peur d'attraper le sida, s'inquiète de la situation politique en France et de son éventuel impact sur le projet de Lear, toujours en suspens, et conclut sombrement que Wind est maintenant daté et Cradle en panne.
24. " Jo Cotten a botté le cul de Hedda Hopper " – Où Orson se rappelle sa liaison – décriée par Hedda Hopper – avec Lena Horne, artiste talentueuse et activiste de la cause noire, et le tour pendable qu'il a joué au patron du 21 Club lorsque celui-ci lui a déclaré que Horne n'était pas la bienvenue dans son établissement.
25. " Ou vous admirez mon travail, ou vous ne l'admirez pas " – Où Orson salue Mme Vincente Minnelli, conte quelques anecdotes au sujet de John Barrymore et reprend un peu d'espoir quant aux Dreamers bien que les chances de trouver un financement à tous ses projets semblent s'amenuiser inexorablement.
26. " Je suis dans une situation financière terrible " – Où Orson tente en vain de vendre un projet, se plaint d'amis qui le dénigrent, se livre à la critique de plusieurs livres consacrés à sa vie et déplore qu'il n'arrive pas à gagner sa vie alors que sa bête noire de toujours, John Houseman, prospère.
27. " Berner la vieille faucheuse " – Où Orson fait le constat que ses perspectives de travail vont probablement s'évanouir, médite sur ce que la célébrité, qui va et vient avec la régularité de la marée, a d'éphémère et s'interroge sur l'avenir.

Épilogue : Le dernier rire d'Orson, par Henry Jaglom

Voir tout
Replier

Caractéristiques techniques

  PAPIER NUMERIQUE
Éditeur(s) Robert Laffont
Auteur(s) Henry Jaglom, Orson Welles, Peter Biskind
Parution 09/04/2015 09/04/2015
Nb. de pages 368 -
Format 16 x 24 -
Couverture Broché -
Poids 560g -
Intérieur Noir et Blanc -
Contenu - ePub
EAN13 9782221141533 9782221159521
ISBN13 978-2-221-14153-3 -

Avantages Eyrolles.com

Livraison à partir de 0,01 en France métropolitaine
Paiement en ligne SÉCURISÉ
Livraison dans le monde
Retour sous 15 jours
+ d'un million et demi de livres disponibles
satisfait ou remboursé
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
modes de paiement
Paiement à l'expédition
partout dans le monde
Livraison partout dans le monde
Service clients 01 78 90 09 91 sav@commande.eyrolles.com
librairie française
Librairie française depuis 1925