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D'où vient l'argent ?
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Librairie Eyrolles - Paris 5e
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Tous les avis sur l'ouvrage : "D'où vient l'argent ?"

3/5

Note basée sur 1 avis
Commentaire de Albert M
publié le 13/08/2012
Acheteur vérifié

Une idée juste, mais mal utilisée ?

Je souscris à 100 % aux idées de F. Rachline quant à la mutation de la nature de la monnaie au cours de l'histoire, au fait que aujourd'hui la monnaie est créée ex nihilo et n'a plus aucune valeur intrinsèque : c'est la carte par rapport au territoire ; qu'en dépit de ce fait qui saute aux yeux les hommes continuent de faire comme si l'argent était produit, alors qu'il est créé, comme s'il était une ressource rare, alors que c'est le seul élément dans la réaction économique qui, tel un catalyseur, n'est pas consommé dans dans ce processus de production et d'échange et... se retrouve intact à la fin ! J'ajoute, ce que ne dit pas Rachline, une autre évidence : il n'a pas d'existence collective, en effet si au sein d'un ensemble national donné on additionne l'ensemble des créances et l'ensemble des dettes celà fait 0 (égalité A+A'=0), car bien sûr à chaque dépense correspond une recette et à chaque créance une dette de même montant !! Comme elles sont de signe opposé elles s'annulent... Une conséquence de ceci (mais c'est une autre histoire) est que au niveau national le problème des prix de revient n'existe pas... Par contre, je ne crois pas, à terme, raisonnable à son idée de BCM qui ne peut fonctionner, on le voit avec les déboires de l'euro et de la BCE incapable de maitriser la crise de la dette. Pourquoi ? - une banque mondiale indépendante ? impossible à imaginer politiquement avant très longtemps - à supposer qu'elle soit envisageable elle n'est pas à mon sens une bonne solution : une banque centrale indépendante du pouvoir politique est un non sens et antidémocratique, le résultat, on le verra avec la BCE, est qu'elle sera courcircuitée ou instrumentalisée par les états les plus puissants qui imposeront leur vues (l'Allemagne pour la BCE). L'idée d'une BCM est certes généreuse mais l'exemple de la SDN des années 1920-1930 a montré l'impuissance de ce genre d'idée plaquée sur une réalité mal analysée. Il est vain de se lamenter de la persistance du nationalisme, aussi vain que de la persitance et résurgence du religieux alors qu'on aurait voulu le réduire par la science. Le nationalisme n'est pas forcément la guerre, les peuples sont plus vivants que jamais et réjouissons nous de celà plutôt que de le nier, en faisant ce qu'il faut pour les humaniser, notamment avec des institutions internationales bien conçues, respectueuses des peuples et du résultats des référendums (suivez mon regard en Europe...). Ma suggestion serait donc d'appilquer les idées de Rachline mais en commençant par là ou on peut agir sans délai : notre pays, qui pourrait ainsi montrer l'exemple au monde et à l'Europe d'une politique monétaire enfin intelligente. La France pourrait faire par exemple à l'égard de ses anciennes colonies d'Afrique ce que les USA ont fait avec le plan Marshall, amélioré des leçons de l'histoire, ce qui profiterait en même temps à son propre développement. On répondra que ça supposerait de sortir de l'Euro ? Je répondrai que : 1. c'est probablement ce qui va arriver de toutes les façons ! 2. même si l'euro tient et qu'on y reste ? celà ne nous prive pas de moyens d'agir : notamment pourquoi ne pas réutiliser ce qui a fait le succès des 30 glorieuses (avant qu'une loi de janvier 1971 ne vienne limiter puis interdire avec Maastricht le système des avances non remmboursables de la Banque de France au Trésor qui a permis de monétiser de la dette publique...) : ce que l'on a appelé le "circuit du Trésor" qui a permis à celui ci de faire avec les fournisseurs de l'Etat et les salaires des fonctionnaires ce que les banques de second rang font tous les jours : créer de la monnaie de compte, scripturale, des lignes de crédit pour générer "l'avance à l'allumage" dont on manque si cruellement. Enfin F. Rachline est aussi incomplet, à mon sens, parce qu'il ne fait pas la distinction capitale en matière monétaire entre la monnaie dont il parle le plus souvent : celle créée par les banques privées (ou publiques), de second rang toujours émise en contrepartie d'une dette et temporaire d'une part et celle qui relève de la souveraineté nationale (dont on veut la priver avec l'indépendance des banques) et qui est émise (ou était plutôt) sans contrepartie de dette mais gagée sur la production nationale de biens et donc permanente. Comme M. Allais le dit, il faut revenir à cette monnaie pour les investissements collectifs d'avenir dont le privé ne peut se soucier. Voilà mon point de vue sur ce livre qui reste très novateur sur la compréhension de la monnaie, par comparaison avec ce qu'écrivent la majorité des économistes qui eux sont d'une orthodoxie et d'une obscurité retardée et complice de la poudre aux yeux servie quotidiennement par ceux qui se servent du verrou monétaire pour faire durer la pénurie et la misère dans un monde qui crève d'abondance subie !

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